Peux-tu te présenter?
Je suis né en Allemagne, à Halle, mais mes parents se sont installés à Magdeburg
l'année de mes 2 ans. J'ai grandi au coeur de la ville, en fils unique choyé par ses parents.
Quelques années plus tard, ils ont malheureusement divorcés. J'avais 15 ans et depuis,
je vis seul avec ma mère. Au quotidien, je suis un garçon facile à vivre, bonn vivant et
décontracté. Un pu trop décontracté, d'ailleurs, aux dires de mon entourage.
Qu'entends-tu par "trop décontracté"?
D'une nature flegmatique, j'aime faire ls choses calmement, à mon rythme. Du coup,
je me retrouve inévitablement en décalage avec les autres, toujours pressé pour arriver
à l'heure ou stressés à l'idée de rater un avion.
Pourtant, sur scène, tu es toujours dans le tempo et redoutablement énergique!
La musique peut faire des miracles [rires]! En fait, pour les choses qui me passionnent, je
suis une vraie pile électrique, je me sens prêt à déplacer des montagnes. Pour le reste, et
notamment la gestion du quotidien, je ne fais pas beaucoup d'efforts, je l'avoue...
Comment as-tu découvert la basse?
À l'école, deux copains voulaient monter un groupe de rock. L'un jouait de la guitare, l'autre
de la batterie. Un peu par hasard, ils m'ont demandé si ça m'intéressait de me mettre à la
basse pour les accompagner. Je n'avais jamais fait de musique auparavant, mais l'idée
m'a immédiatement séduit. Je me suis donc, acheté une basse puis me suis inscrit au
conservatoire de musique de la ville. J'avais 13 ans, et j'ai tout de suite accroché.
Tu jouais donc dans un groupe avant Tokio Hotel...
Les deux copains pour lesquels je m'étais mis à la basse ont finalement abandonné le
projet du groupe. Mais ça m'importait peu. Grâce à eux, je m'étais découvert une vraie
passion. au fil du temps, j'ai continué mes cours au consevatoire. C'est là que j'ai fait la
connaissance de Gustav, qui m'a ensuite présenté Bill et Tom...
Qu'as-tu pensé de Bill et Tom lors de votre première rencontre?
Je suis tout de suite tombé sous le charme! Ce jour-là, plusieurs groupes en compétition
se succédaient sur une petite scène. La prestation de Bill et Tom était très impressionnante.
Ils étaient très jeunes, mais leur talent était indiscutable. Des fans dans la salle hurlaient déjà
leurs noms. J'ai tout de suite voulu jouer avec eux. Quelques semaines plus tard, nous formions
tous les quatres un premier groupe baptisé "devilish".
Quel souvenir gardes-tu des Devilish?
Les Devilish, c'est le groupe des premières tentatives et des premiers ratés aussi[rires]! À cette
époque, notre musique était loin d'être au point. Pourtant, ces débuts me ramènent à une foule
de bons souvenirs. Je pense d'abords à la naissance d'une très belle histoire d'amitié entre Bill,
Tom, Gustav et moi. Je pense aussi à ce club génial où nous allions jouer chaque week-end.
On y avait nos habitudes et notre public, certes limité mais très enthousiaste.
De quel oeil tes parents voyaient-ils ta vocation artistique?
Sur cette question, l'avi de mes parents était partagé. D'un côté, ils étaient fiersde me voir ainsi
passionné et investi dans une activité comme la musique. Mais d'un autre côté, ils redoutaient
de me voir quitter l'école sans diplôme. Mon père et ma mère sont tous les deux médecins, et
à leurs yeux, rien ne vaut un cursus scolaire classique pour réussir dans la vie. Pour obtenir
l'autorisation de jouer dans le groupe, i a donc fallu m'engager à décrocher mon bac, ce que j'ai fait.
À bientôt 20 ans, tu es l'aîné du groupe. Es-tu celui à qui on demande conseil?
Bill, Tom, Gustav et moi partageons ensemble les mêmes expériences depuis plusieurs
années. Aussi, les différences d'âge ne se ressentent absolument pas. Et je ne crois pas
être le meilleur exemple à suivre [sourires].
Airias-tu quelques faiblesses à confesser?
À mon flegme naturel, s'ajoute une irrésistible passion pour le sommeil. Oui, je suis un
gros dormeur. Plus jeune, quand mes copains allaient jouer au foot ou regardaient la télé
moi j'allais me coucher! En fait, je dors à la moindre occasion, le jour comme la nuit. Je
dois également ajouter à la liste de mes défauts une certaine forme de maladresse. Il
n'y pas plus gaffeur que moi!
Comment réagis-tu face à une jolie fille?
Je lui souris et entame aussitôt la conversation.
Quand une fille me plaît, je ne perds pas une minute...
Serais-tu un grand séducteur?
Grand séducteur, le mot est sans doute exagéré. Toutefois, si je trouve une demoiselle
séduisante, je n'hésite pas à aller pour faire connaissance. Ceratins garçons dans le
groupe, dont je tairai les noms, attendent parfois des semaines entières avant de faire
le premier pas. Moi, je fonce sans complexe.
À tes yeux, quel est le meilleur endroit pour faire des rencontres?
Dans la rue, dans un café, dans un magasin ou en discothèque,
qu'importe le lieu... Si la fille est jolie, rien ne m'arrête.
Quel genre de petit copain es-tu?
Attentionné, fidèle, doux, romantique, très à l'écoute... que dire de d'autre?
Je suis le petit copain idéal. Je crains cependant d'être seul à le penser,
car aucune de mes idylles n'a duré plus de trois semaines[rires]!
Pourquoi tes flirts sont-ils aussi fugaces?
Jusqu'à présent, aucune fille n'a allumé en moi la petite étincelle. En fait, je crois
tout simplement ne pas avoir rencontré la bonne personne. Je n'ai encore jamais
éprouvé le sentiment amoureux, le vrai.
Quel romantique...
C'est vrai, je suis un grand romantique. Quand je rêve d'amour, j'aime imaginer
des promenades au clair de lue, des lieux pittoresques éclairés de bougies,
des têtes à têtes amoureux.....
Quel est ton plus fidèle complice?
J'ai beaucoup d'amis, à commencer par les garçons du groupe. pourtant, c'est
avec mon chien, Garon, que je partage la plus forte intimité. J'ai conscience que
mes propos peuvent surprendre ou prêter à rire, mais c'est ainsi. Je me suis
toujours senti très proche des animaux, et de mon chien en particulier. Je passe
beaucoup de temp avec lui, et nous fonctionnons comme deux vieux complices.
Partages-tu beaucoup de secrets avec Bill,Tom ou Gustav?
Une relation de confiance profonde et sincère nous lie les uns aux autres. Ils sont
d'ailleurs les seuls à connaître certains détails de ma vie.
Quelle histoire se cache derrière le nom de votre nouvel album, Zimmer 483?
Notre vie de musicien est un perpétuel voyage où nous voguons de pays en pays,
d'hôtels et hôtels...La chambre 483 est un bungalow dans lequel nous avons séjourné
lors d'un passage en Espagne. C'est là, dans cette "cabane" pittoresque plantée sur une
plage magnifique, que nous avons composé la première chanson de l'album, Wir sterben
niemals aus [Nous ne disparaîtrons jamais].
Ne s'est-il rien passé d'autre dans ce fameux bungalow 483?
Disons que chacun d'entre nous y est attaché pour des raisons personnelles...
Mais je ne révélerai rien de plus. Entre copains, o ne se balance pas[clin d'oeil].


